Rappel:
Tom
Bill
Caro
Georg
Gustav
Lil'
Simone
Gordon
David
Simon
Miyavi
Manager (Toya)
Amandine
Béné
Cédric
Dans le chapitre précédent:
- Amenez les à l'hôpital ordonna Simon à ses amis.
Ils acquiescèrent, alors qu'ils allaient se retourner ils entendirent Simon crier
- ON LA PERD!!!!!!!!!
Chapitre 14:
Ils se tournèrent vers l'ambulance qui partit en trombe, tous ayant le c½ur battant. Ils se dépêchèrent de se rendre jusqu'au véhicule qui les amènerait à l'hôpital. Ils arrivèrent très vite au lieu rendu, compte tenu de la vitesse à laquelle ils roulaient. Ils pénétrèrent dans le hall du bâtiment, dans lequel ils virent Miyavi et Simon tourner en rond.
- Comment va-t-elle? demanda le chanteur brun aux deux hommes
- Nous ne savons, pas encore, ils lui ont fait un massage cardiaque qui a duré tout le long du chemin, et son cardiologue l'a pris en charge dés son arrivée. C'est tout ce que nous savons.
- Je vois répondit-il.
Tous patientaient interminablement. Au bout d'un moment, un japonais se dirigea vers eux.
- Simon comment va-t-elle?
- On attend les nouvelles.
- J'ai prévenu sa famille, elle prend le premier avion répondit le manager des French Kiss, et cousin de Simon.
- Tu as bien fait!
- J'irai les chercher à l'aéroport en temps voulu.
- Hum.
Ils s'assirent, attendant toujours des nouvelles de leur amie. Les heures passaient, où les minutes, ils n'avaient plus vraiment la notion du temps, tant le stress de perdre un être proche était visible sur tous les visages. Tous retenaient leur peur et leurs larmes pour d'autres se disant que c'était la fin d'une amitié. Ils ne savaient dans quel état elle se trouvait. Tom faisait tout pour rassurer son jumeau en essayant de se persuader lui-même qu'ils rentreraient tous heureux avec leur amie, que rien de tout cela ne s'était passé, que c'était juste un simple mauvais rêve dont ils allaient tous se s'éveiller. Ils se rendraient compte à leur réveil qu'elle n'était pas partie depuis un an, qu'elle n'était pas malade, qu'elle n'était pas dans cet hôpital, qu'elle n'allait pas mourir.
Les autres écoutaient les paroles réconfortantes du dreadé, mais personne ici ne le croyait réellement. Ils étaient tous dans cette interminable attente de réponses à leurs questions. Désirant être apaisés sur leurs craintes. Ils avaient tous le faciès grave, le stress et la peur déformants leurs traits ce ces visages qui par le passé avaient irradiés de bonheur.
Un téléphone sonna coupant cours au silence qui avait fait place et faisant sursauter toutes les personnes présentes. Le cousin de Simon, Toya, décrocha.
- Muchi Muchi ? Toya Suzuki
- ...
- Hai !
- ...
- Iie.
- ...
- Iie.
- ...
- Hai !
- ...
- Hai !
- ...
- Sayonara
- Qui était-ce demanda Miyavi, une fois que le manager avait raccroché.
- Le directeur de la maison de production.
- Que voulait-il interrogea Simon.
- Savoir comment elle allait, et que j'aille le voir dés que nous aurons des nouvelles pour mettre au point le discours que nous aurons à dire sur l'état de santé d'Aurélie.
Il avait été le seul à avoir prononcé son nom depuis qu'ils avaient quittés l'hôtel. Tout le monde avait tressailli en entendant ce prénom. Ils ne savaient pourquoi mais ils voulaient se convaincre que non ce n'était pas Aurélie qui était dans cet hospice.
Dés qu'ils croisaient un membre du personnel hospitalier, ils cherchaient à avoir des nouvelles de la jeune fille, sans obtenir de réponses probantes à leurs interrogations. On aurait pu croire que tous évitaient de leur donner des explications sur l'état de santé de leur amie, où tout simplement comme ils le disaient qu'ils ne savaient pas ce qu'il en était. Pourtant, comment ne pouvaient-ils pas savoir ? Elle était une star en Asie, ils devraient se sentir honoré de « recevoir » une personne telle que la vedette de French Kiss dans leurs locaux, même si c'était pour une raison aussi triste. Ils auraient dû être en mesure de leur donner des réponses. Ils commençaient à s'impatienter, à être à bout de nerfs, la tension montant de plus en plus face à l'absence d'explications. Quand enfin un médecin se dirigea vers eux.
- Miyavi, Toya, salua le docteur qui semblait être en charge de la rousse.
- Dr Takayama lui répondirent les French Kiss, leur manager et le guitariste japonais.
- Bien je suis désolé de vous avoir fait attendre si longtemps, mais nous n'avions pas le choix, Nous avons réussi à la réanimer, nous lui avons fait toute une série de test, ce qui a pris énormément de temps au vue des circonstances expliqua-t-il en japonais.
- Et qu'elles sont les nouvelles lui demanda Simon toujours dans sa langue natale.
- Et bien elles ne sont pas très optimistes pour le moment, avez-vous prévenu les membres de sa famille ?
- Nous vous demandons des réponses sur l'état de santé d'Aurélie et vous vous intéressez plus à sa famille ? Mais quel est cet hôpital s'énerva le manager.
- Pardonnez-moi répondit le médecin penaud face à l'excès de colère qui émanait de toutes les personnes présentes. Mais ce sont les procédures, je ne peux qu'en parler à la famille en premier lieu.
- Vous vous foutez de nous s'agaça Miyavi. Cela fait des heures que nous attendons des explications face à l'état de santé de Lil'-Chan ! Jusqu'ici jamais cela ne vous a préoccupé de nous dire de quoi il en était, sa famille est en France elle est sur le chemin et vous voulez nous laisser encore des heures dans l'attente de ces réponses Mr Takayama ? cria ce dernier faisant se retourner tout le monde sur son passage. Le ton montant a chacun de ses mots avant qu'il ne finisse par partir furibond.
Le médecin ne sachant plus où se mettre et les allemands et français ne comprenant strictement rien de ce qui venait de se passer commencèrent à s'inquiéter d'autant plus face à l'irritation qui émanait des deux autres japonais. Le cardiologue la ressentant également, concéda à leur donner les réponses tant espérées.
- Pour être franc avec vous, Aurélie ne va pas bien. Nous avons du la placer dans un coma artificiel jusqu'à ce que nous trouvions un c½ur pour un greffe éventuelle.
- Comment ça éventuelle demanda Simon inquiet et blême devant l'annonce faite par le praticien.
- Et bien nous ignorons quand nous en trouverons un qui corresponde à son groupe sanguin et combien de temps ce coma durera, elle reste sous perfusion dans laquelle nous avons introduit le médicament qu'elle prenait, celui-ci étant en surdose par rapport à d'habitude. Nous ne savons combien de temps son c½ur arrivera à tenir à ce rythme, nous sommes fautifs, nous ne savions pas que sa myopathie cardiaque progresserait à un tel rythme. Nous faisons tout notre possible pour la maintenir dans un état stable jusqu'à la transplantation d'un autre c½ur. Le point positif est que du fait de son état, elle vient de passer en tête de liste des greffes ? Dés que nous aurons des nouvelles de l'organisme de dons d'organes, nous ferons le nécessaire.
- Vous avez intérêt de le faire !
- Ne nous incombez pas toute la faute la myopathie cardiaque varie d'une personne à une autre. Nous n'aurions pu prévoir une telle progression ni sa vitesse.
- C'est pourtant votre domaine !
- Certes je suis cardiologue mais nous sommes nous aussi des êtres humains, nous ne pouvons tout pronostiquer surtout sur ce genre de maladies évolutives. Je suis désolé.
- Pouvons-nous la voir ? demanda Simon afin de se calmer
- Oui mais pas très longtemps, et pas tous en même temps, s'il se passe quelque chose vous serez mis au courant immédiatement. Sa chambre est la 528.
- Merci répondit froidement Simon.
Sur le chemin de la chambre, ils expliquèrent l'altercation avec le chirurgien aux autres, ceux-ci devenant de plus en plus angoissés, et inquiets sur la survie de leur amie. Toya dû partir chercher les parents de la jeune fille qui devaient arrivés d'ici peu à l'aéroport. Ils arrivèrent devant la chambre, dans laquelle se trouvait déjà Miyavi en larmes.
- Miyavi-Kun l'appela Simon.
Il lui était étrange de le voir dans cet état. Jamais il n'aurait cru voir le guitariste pleurer. Pourtant tout le monde ici voulait que la jeune fille présente dans ce lit vive à n'importe quel prix.
- Veux-tu savoir ce que le médecin nous a dit ?
- Non, l'infirmière s'en est chargé répondit-il séchant ses larmes. Je n'arrive plus à imaginer nos vies sans elle. Ce serait un énorme vide, elle est comme ma petite s½ur. Et je n'arrive même pas à la protéger !
- Tu ne pouvais rien faire face à ça !
- J'aurai du prévoir que revoir les Tokio Hotel pourrait lui faire du mal ! Je n'aurai pas du la laisser y aller ! Elle ne serait pas ici !
- Comment ça ? En quoi ce serait notre faute demanda Georg, se sentent offensé par les paroles du guitariste.
- Et bien c'est simple commença Miyavi
- Non arrêtes de leur mettre la faute dessus s'énerva Cédric, nous sommes autant fautifs qu'eux ! Pour tout vous dire l'excès d'émotions entraîne une aggravation de son état. Son c½ur n'arrive pas à assimiler tous les sentiments qu'elle ressent et s'accélère pour finir par ralentir plus que la normale, créant une crise. Nous aurions du prévoir que le fait qu'elle vous dise la vérité créerait des émotions fortes.
- C'est ma faute commença à pleurer Bill qui tomba à genoux.
- Mais non lui dit Amandine
- Si, je n'aurai pas du lui parler de cette façon elle ne serait pas ici, si je n'avais pas réagi aussi violemment. J'aurai du la soutenir et non pas l'enfoncer se morigéna le chanteur avant de sortir.
Son frère le rattrapa alors que tout le monde sortait pour le chercher.
- Bill NON ! ARRETES CE N'EST PAS TA FAUTE ! Tu ne pouvais pas savoir !
- Je ne peux pas la voir dans cet état je n'y arrive pas Tom. Je suis un monstre ! Je ne veux pas voir mon amie comme ça si faible alors qu'elle est tout le contraire ! NON JE NE PEUX PAS !
- Si Bill ! Il le faut !
- NON
- Elle le ferait pour toi !
- JE NE PEUX PAS !
- Elle a besoin de toi Bill !
Le jeune homme se retourna en larme face à son frère qui le prit dans ses bras, ce premier sachant que son jumeau avait raison.
- On surmontera ça tous ensemble, tu verras, elle survivra et on fera tous une fête une fois qu'elle pourra sortir d'ici, mais pour ça il faut que l'on soit présent à ses côtés. Qu'elle sache qu'on ne la lâchera pas, surtout pas maintenant. Qu'elle puisse se raccrocher à la vie. Qu'on lui donne espoir à elle aussi même si parfois on doute.
Tous pleuraient face aux paroles du blond, reconnaissant en eux tous les doutes et les promesses qu'ils devaient tenir pour que la rousse puisse à nouveau leur sourire, qu'elle puisse rire avec eux, faire la fête, chanter...
La famille de la chanteuse étant arrivée entre temps avait entendue elle aussi la tirade du jeune homme et était fière que leur fille ait des amis autant présents pour elle. Ils la savaient entre de bonne main, là où eux ne pouvaient se trouver à ses côtés. Ils auraient préférés qu'elle ne parte pas au Japon, mais c'était son choix. Ils souffraient le plus de cette séparation d'autant plus en sachant leur fille malade.
Ils se rendaient compte du fait qu'ils avaient délaissé leur fille lorsqu'elle avait eu besoin d'eux. A présent, tous espéraient une fin heureuse, mais la vie ne tient qu'à un fil.
Voilà c'est mon cadeau du week-end ! J'espère que ce chapitre vous aura plu !
En ce qui me concerne ma rentrée s'est très bien passée, il y a une super ambiance dans ma classe et les cours sont bien ! (Je suis en prépa aux concours sociaux...) bisous je vous aime !!!